Le soir venu je m'endors et je rêve
Je vois tes mains, tâchées de sang
Je vois ton fantôme qui, sans trêve,
Hante ma tête, éperdument ...
Je vois ton corps dépérir
En de pourpres océans,
Le sang que tu as fait couler.
Je rêve de vagues de larmes,
Je suis un torrent de pleurs
Qui sans cesse se brise sur ton âme
Je suis le remord qui démonte
Chaque sourire, chaque lueur
Perverse en tes yeux...
Tu es le papier sous la plume,
Tu es la haine dans ma tête,
Tu es le sourire sans visage.
Tout cela pour te dire,
Âme ardemment détestée,
Que toute mon œuvre se dirigera contre toi
Et qu'en de futurs printemps
Je viendrai de mes lèvres
Baiser la stèle qui portera ton nom.
A un violeur d'enfants

